Mapef

Nofollow ou dofollow : quelle différence pour votre référencement ?

Un backlink en nofollow, temps perdu ? Découvrez la vraie différence entre liens nofollow et dofollow, ce que Google en fait aujourd'hui, et comment vérifier un lien en 30 secondes.

Nofollow ou dofollow : quelle différence pour votre référencement ?

La semaine dernière, un client m'appelle, un peu paniqué. Il venait de décrocher un backlink depuis un site d'actualité solide, il était fier de lui, et là, il découvre que le lien porte un petit rel="nofollow". Sa question : « Est-ce que je viens de perdre mon temps ? »

Je lui ai répondu que non, mais que sa réaction était saine. Cette nuance entre lien nofollow et lien dofollow est probablement celle qui génère le plus de malentendus dans le référencement. Et pour cause : la règle a changé en profondeur, mais la plupart des articles qu'on trouve en ligne répètent encore la version simpliste d'il y a dix ans.

Je vais vous expliquer la différence réelle, ce que Google en fait vraiment aujourd'hui, et surtout comment vérifier un lien en trente secondes sans installer un outil de suivi lourd.

Points clés à retenir

  • Un lien dofollow (sans attribut rel) transmet de l'autorité et sert de recommandation à Google.
  • Un lien nofollow ne transmet pas cette autorité, mais ce n'est plus une interdiction stricte depuis que Google le traite comme un indice.
  • Depuis 2019, deux attributs s'ajoutent : sponsored (contenu payant) et ugc (contenu généré par les utilisateurs).
  • Un lien nofollow reste utile : il apporte du trafic, de la visibilité et de la mention de marque.
  • La vérification se fait en inspectant le code source, ou via une extension qui surligne les liens.

La vraie différence entre nofollow et dofollow, sans la langue de bois

Tout se joue dans une seule balise HTML : la balise <a>. Quand vous créez un lien, vous pouvez y ajouter un attribut rel qui indique à Google la nature de la relation.

Aucun attribut, ou rel="dofollow" : c'est un lien dofollow. Vous dites à Google « je recommande cette page ». Le lien transmet de l'autorité (ce qu'on appelait historiquement le PageRank) vers la page cible.

Un attribut rel="nofollow" : vous dites « je ne cautionne pas ce lien ». Google ne devrait pas suivre la recommandation ni faire passer d'autorité dessus.

Ce qui se passe vraiment dans l'algorithme

Voilà le point que 90 % des articles ratent. Pendant des années, le nofollow a été une directive : Google obéissait. Depuis 2019, c'est devenu un indice (en anglais un hint). Traduction concrète : Google peut choisir d'en tenir compte ou non. Il peut décider de suivre le lien, et parfois même d'en exploiter des signaux.

Pourquoi ce changement ? Parce que le webmaster n'a jamais été digne de confiance pour juger son propre contenu. Un site de spam pouvait mettre du nofollow partout et continuer à manipuler le système. En traitant l'attribut comme un simple signal, Google se donne le droit d'arbitrer lui-même.

Ce que ça implique pour vous : le nofollow n'est plus un coupe-circuit absolu. Un lien nofollow depuis un site puissant conserve une valeur résiduelle, ne serait-ce que par le trafic qu'il génère vers votre site. Franchement, j'ai vu des pages se positionner correctement avec une majorité de liens en nofollow, parce que la qualité éditoriale compensait le manque de « jus ».

C'est quoi un lien dofollow ?

Un lien dofollow, c'est simplement un lien classique, celui par défaut quand vous collez une URL dans votre éditeur de contenu. Vous ne touchez à rien, et il transmet de l'autorité.

C'est quoi un lien dofollow ?

La confusion vient du nom. dofollow n'existe pas comme valeur officielle reconnue par les navigateurs. Cela ne veut rien dire pour eux. C'est une convention inventée par la communauté SEO pour désigner par opposition tous les liens qui ne portent pas rel="nofollow". Autrement dit : le dofollow se définit par ce qu'il n'est pas.

Pourquoi ça compte

Parce que c'est la recommandation. Un lien dofollow depuis une page fiable pousse Google à faire confiance à votre page. Le mécanisme est cumulatif : plus vous recevez de recommandations issues de sources crédibles, plus votre propre site devient crédible. C'est cette logique qui a donné naissance au netlinking, cette pratique de collecte de liens entrants — dont je parlais au début de cet article et que je détaille plus bas.

Qu'est-ce qu'un lien nofollow et comment fonctionne-t-il ?

Un lien nofollow est signalé par l'attribut rel="nofollow" placé dans la balise d'ancrage. Il indique à Google de ne pas suivre le lien ni de transmettre d'autorité.

Qu'est-ce qu'un lien nofollow et comment fonctionne-t-il ?

À l'origine, ce mécanisme a été créé en 2005 pour lutter contre le spam dans les commentaires de blogs. Un blogueur spammait des centaines de commentaires en espérant glaner des backlinks. Le nofollow a permis de neutraliser cette manne.

Quand l'utiliser (et quand c'est une erreur)

  • Un commentaire laissé par un lecteur que vous ne connaissez pas
  • Un lien sortant vers un site que vous ne voulez pas recommander
  • Un contenu sponsorisé ou un partenariat payant
  • Un lien vers une page de connexion ou une page sensible, pour éviter qu'elle soit indexée

En revanche, mettre du nofollow sur tous vos liens sortants par peur de « perdre du jus » est une erreur fréquente. Un lien vers une source de qualité, c'est un signal positif. Google l'a répété : citer ses sources, c'est bien. Le nofollow systématique vous prive d'un signal de fiabilité.

Pour le maillage interne, le débat est plus complexe. Beaucoup de sites mettent du nofollow sur leurs liens vers des pages peu importantes (mentions légales, contacts). C'est une pratique discutable, mais rarement pénalisante.

Les attributs sponsored et ugc, la distinction qui change tout

En 2019, Google a introduit deux nouveaux attributs pour affiner la sémantique. Ils précisent l'intention derrière un lien, là où le nofollow était un peu grossier.

Les attributs sponsored et ugc, la distinction qui change tout
Attribut Usage Contexte typique
Aucun (dofollow) Recommandation éditoriale Article de blog citant une source fiable
nofollow Non cautionné Commentaire, lien douteux
sponsored Contenu payant Article sponsorisé, lien d'affiliation
ugc Contenu généré par l'utilisateur Forum, commentaires de blog

La distinction importe peu pour le comportement technique de Google (ces trois attributs se comportent de la même façon), mais elle a une valeur juridique et déclarative. En France, un lien sponsorisé doit être signalé comme tel par la loi. L'attribut sponsored est donc aussi une forme de conformité légale, pas seulement un signal SEO.

Quel impact concret sur votre référencement

Prenons un exemple. Sur l'un de mes sites, j'ai reçu pendant six mois un flux de liens depuis un annuaire généraliste. Tous en dofollow. Résultat : aucune progression mesurable, et un léger recul sur certaines requêtes. Le problème n'était pas le dofollow, mais la qualité de la source. Un annuaire sans ligne éditoriale, ça ne vaut rien.

Six mois plus tard, j'ai décroché trois liens depuis des blogs spécialisés, dont deux en nofollow. Résultat : progression sur des requêtes moyennes et longues. Le dofollow n'a pas été le facteur décisif.

Ce que j'en retiens, et je sais que c'est une position qui ne fait pas consensus : la qualité éditoriale de la page source compte plus que l'attribut lui-même. Un lien nofollow depuis un site reconnu dans votre domaine vaut mieux qu'un dofollow depuis une ferme de contenu.

Quels sont les 3 types de SEO ?

Ils désignent trois leviers distincts du référencement naturel. Le premier est le SEO on-site : tout ce que vous contrôlez directement (structure, contenu, balises, vitesse, maillage interne). Le deuxième est le SEO off-site : les signaux externes, principalement les backlinks et la mention de marque. Le troisième est le SEO technique : l'indexation, le crawl, les données structurées, la performance du serveur.

Les attributs nofollow et dofollow appartiennent clairement au deuxième levier. Mais leur action dépend du premier : un lien dofollow vers une page pauvre en contenu ne produira presque rien. C'est un rappel utile : le netlinking n'est pas une baguette magique.

Pourquoi faire du netlinking ?

Parce que c'est l'un des rares leviers où vous agissez sur des signaux que vous ne contrôlez pas entièrement, et que Google en tient compte. Un site qui reçoit des liens de sources variées et crédibles fait figure d'autorité. Celui qui n'en reçoit aucun reste invisible, sauf sur des requêtes ultra-spécifiques.

Mais attention à la formulation : le but du netlinking n'est pas de « faire passer du jus ». C'est de faire parler de vous par d'autres. Si votre stratégie consiste à acheter des liens en dofollow en masse, vous jouez à un jeu qui se retourne vite.

Comment vérifier si un lien est nofollow ou dofollow

Trois méthodes, de la plus rapide à la plus complète.

  1. Inspecter le code source. Sur la page, faites un clic droit, puis « Inspecter ». Repérez la balise <a> de votre lien. Si elle contient rel="nofollow", c'est un nofollow. Sinon, dofollow.
  2. Utiliser une extension. Plusieurs extensions de navigateur surlignent les liens colorés selon leur attribut. Je m'en sers quand j'audite une page avec vingt liens — c'est plus rapide que l'inspection manuelle.
  3. Un crawler SEO. Pour un audit à grande échelle (site entier, comparaison de backlinks), un outil de crawl affiche l'attribut de chaque lien dans un tableau exportable. C'est la méthode pour les gros volumes.

Un détail que peu de gens mentionnent : l'attribut peut être cumulé. Un lien peut porter à la fois rel="nofollow sponsored". Dans ce cas, le comportement reste celui du nofollow : pas de transmission d'autorité.

Ce qu'il faut vraiment retenir

La frontière entre nofollow et dofollow est moins binaire qu'on ne le présente. Le dofollow transmet une recommandation, le nofollow n'en transmet pas — mais Google n'obéit plus mécaniquement, il interprète.

Si vous devez ne retenir qu'une chose : arrêtez de courir après les liens dofollow comme s'il s'agissait d'un trophée. Un lien qui vous apporte du trafic et de la visibilité, même nofollow, a de la valeur. Un lien dofollow depuis un site sans âme n'en a aucune.

Et la prochaine fois qu'un client m'appellera paniqué parce que son précieux backlink est en nofollow, je lui poserai une seule question : est-ce que des gens cliquent dessus ? Si la réponse est non, le débat dofollow ou nofollow est déjà tranché.

Charlotte Rossignol

Charlotte Rossignol

Charlotte Rossignol est une spécialiste reconnue du référencement naturel, de l'audit technique de site, de la stratégie de contenu et du netlinking. Elle accompagne depuis plusieurs années des projets variés en mettant l'accent sur des solutions concrètes et durables pour améliorer leur visibilité en ligne. Sa approche allie rigueur analytique et pédagogie, avec un souci constant de transmettre des recommandations claires et actionnables.

Voir tous les articles →

Articles similaires